À l’occasion du 40e anniversaire de la chute de la dynastie Duvalier, le Dr Jean Willio Patrick Chrispin a livré un message fort, appelant à une profonde réflexion sur le parcours démocratique d’Haïti depuis le 7 février 1986. CetteDans un communiqué, Washington indique être « disposé à travailler avec le Premier ministre et le Conseil des ministres à la réalisation de notre priorité commune, à savoir la stabilisation d’Haïti ». Les autorités américaines reconnaissent également « la responsabilité qui incombe date historique, qui a marqué la fin de près de trois décennies de dictature, devait ouvrir la voie à une nouvelle ère politique fondée sur l’État de droit, consacrée par l’adoption de la Constitution de 1987.
Quarante ans plus tard, le constat demeure amer. Selon le Dr Chrispin, le pays est aujourd’hui plongé dans l’insécurité, l’instabilité, la corruption, le chômage et la pauvreté. Des millions d’Haïtiens ne peuvent circuler librement sur le territoire national, tandis que les écoles ferment leurs portes et que la vie économique est paralysée.
Dans son intervention, il rappelle que l’État a l’obligation de garantir la sécurité, de créer des emplois, d’assurer l’accès à l’eau potable, à la santé, au logement et à une éducation de qualité. Il insiste également sur l’importance d’investir dans la jeunesse, qu’il considère comme le socle de l’avenir national.
Pour le Dr Chrispin, il n’est pas trop tard pour redresser la barre. Il appelle à un sursaut collectif, à la paix, à la stabilité et à l’organisation d’élections crédibles en 2026, afin de renouveler la classe politique et remettre Haïti sur la voie de la démocratie.
Un appel clair visant à placer Haïti d’abord. Souhaitons que ce ne soit pas un cri dans le désert face à des hommes et des femmes politiques qui ne jurent que par leurs intérêts de clan, au détriment d’une population haïtienne qui a trop souffert.
Frantz Jean-Louis

