Dans un message publié le vendredi 27 février 2026 sur les plateformes électroniques, le Dr Jean Willio Patrick Chrispin a lancé un appel à la mobilisation générale en vue de sortir Haïti de l’insécurité et de l’instabilité politique. Se disant « fatigué comme le peuple haïtien », il affirme que « le pays ne peut plus continuer ainsi ».
Dans son intervention, le médecin insiste sur la nécessité pour tous les secteurs – État, secteur privé, société civile, classes politique et syndicale, autorités religieuses et acteurs culturels – de « prendre conscience pour bâtir et construire le pays ». « Le peuple haïtien est fatigué de l’insécurité, de la corruption, de la fraude fiscale, de la contrebande et de la faim », déclare-t-il, appelant l’État à garantir la libre circulation sur tout le territoire national et à mettre fin aux enlèvements.
Le Dr Chrispin plaide également pour le démantèlement des gangs armés, tout en évoquant la possibilité de réhabilitation et de réintégration des jeunes impliqués dans ces groupes. « Ce sont des Haïtiens. Combien de génies parmi eux n’ont pas été encadrés ? », questionne-t-il, exhortant les autorités à « désarmer, réhabiliter et réinsérer ».
Abordant la gouvernance, il appelle les dirigeants à respecter la Constitution et les lois de la République. « Si ceux qui sont au pouvoir dirigent mal, ils en sont responsables. Pour ne plus l’être, qu’ils travaillent et donnent des résultats », soutient-il, invitant également l’opposition à jouer son rôle « pour construire la nouvelle Haïti ».
L’analyste politique insiste enfin sur l’organisation d’élections en 2026, conformément au calendrier électoral, afin de mettre fin à la transition en cours. Citant le journaliste et historien Pierre Raymond Dumas, il rappelle que « tout le monde est fatigué de cette transition qui n’en finit pas ».
Évoquant le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, il appelle à soutenir les engagements pris en matière de sécurité, de stabilité et d’organisation des scrutins. « Nous demandons la paix, la sécurité, la justice et des élections », conclut-il, invoquant la bénédiction divine sur le pays.
Jean-Claude Maximilien
