La Communauté des Caraïbes (CARICOM) a publié, le 9 janvier 2026, une note exhortant les principaux acteurs politiques, les représentants de la société civile et le peuple haïtien à dégager un consensus national avant l’échéance du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue le 7 février 2026. Cette date marque la fin du mandat de l’organe exécutif provisoire mis en place conformément à l’accord politique du 3 avril 2024 piloté avec l’appui de la CARICOM.
Dans sa déclaration, le Groupe de Personnalités Éminentes (Eminent Persons Group – EPG) de la CARICOM s’est dit « profondément préoccupé par le retard des parties prenantes à trouver un terrain d’entente ». Le document souligne que malgré « les points de convergence dans les multiples propositions rendues publiques », aucune solution consensuelle n’a encore été adoptée.
La note appelle à une action rapide pour éviter « des répercussions indésirables » et rappelle que « le temps est donc essentiel » si les Haïtiens doivent « déterminer leur propre destin ».
Depuis plusieurs mois, les émissaires de la CARICOM multiplient les consultations avec les acteurs politiques haïtiens pour tenter de relancer le dialogue sur l’avenir de la transition, à l’aube de l’échéance du mandat du CPT. Ces démarches s’inscrivent dans un contexte de défis sécuritaires et institutionnels persistants, ainsi qu’une absence d’accord sur une feuille de route post-CPT.
Les autorités régionales estiment que l’absence d’un accord pourrait laisser place à un vide institutionnel, accentuant ainsi l’instabilité dans le pays. Mettant l’accent sur la nécessité d’un large consensus, la CARICOM maintient son appel aux protagonistes haïtiens à prioriser « l’intérêt national » dans les jours qui viennent.
Mario Jean-Pierre

