À l’approche de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), la scène politique haïtienne est secouée par des tentatives de certains Conseillers-Présidents visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Cette initiative intervient dans un contexte délicat, alors que la Police nationale d’Haïti (PNH) intensifie ses opérations contre les gangs armés et que le gouvernement affirme progresser vers l’organisation des élections générales prévues pour 2026.
Face à ces manœuvres, l’ambassade des États-Unis en Haïti a publié, ce mercredi 21 janvier 2026, une note de mise en garde au ton particulièrement ferme. Washington rappelle que « l’objectif des États-Unis pour Haïti demeure l’instauration d’un niveau minimal de sécurité et de stabilité ». Selon la représentation diplomatique, « toute tentative de modification de la composition du gouvernement par le Conseil présidentiel de transition (CPT), non élu, à ce stade avancé de son mandat, serait considérée par les États-Unis comme une manœuvre visant à saper cet objectif et, de ce fait, serait nulle et non avenue ».
La note va plus loin en soulignant les conséquences potentielles de telles initiatives. « Les États-Unis considéreraient que toute personne soutenant une telle initiative déstabilisatrice, favorable aux gangs, agirait à l’encontre des intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien », avertit l’ambassade, ajoutant qu’ils « prendront les mesures qui s’imposent en conséquence ».
Cette prise de position intervient alors que de nombreux observateurs estiment qu’une crise institutionnelle supplémentaire risquerait de compromettre les efforts sécuritaires en cours et de retarder davantage le processus électoral. Elle met également en lumière la pression internationale exercée pour préserver la stabilité politique durant cette phase cruciale de transition.
Mario Jean-Pierre
