À l’approche des remaniements ministériels et des changements annoncés dans les directions générales, le Ministère de l’Environnement se retrouve secoué par une lutte de pouvoir sans précédent. Les directeurs départementaux ont dénoncé publiquement la gestion de leur directeur général, Joseph Emmanuel Philippe, dressant un tableau accablant de clientélisme, d’arbitraire et de corruption. Mais derrière cette tempête, certains observateurs pointent du doigt le ministre Moïse Jean Pierre Fils, soupçonné de téléguider cette offensive pour ses propres intérêts politiques.

Selon les directeurs départementaux, depuis son accession à la direction générale, M. Philippe n’aurait jamais été un rassembleur. Son mode de gestion aurait détérioré la cohésion sociale, fragilisé l’institution et créé un climat de travail toxique. Les accusations vont de la nomination de proches et d’amantes sans qualifications aux sanctions arbitraires contre des cadres compétents ayant refusé de se plier à ses exigences personnelles. Une mission officielle en Chine, confiée à l’une de ses proches, aurait été qualifiée de « désastre consommé et honte pour le pays ».

Mais ce qui intrigue, c’est le rôle implicite du ministre Moïse Fils Jean Pierre. Alors que les directeurs dénoncent Joseph Emmanuel Philippe comme unique responsable, le ministre, ordonnateur principal de l’institution, est curieusement absent de la critique. Certains suggèrent que cette crise aurait été orchestrée pour éliminer le directeur général, pressenti pour devenir prochain ministre de l’Environnement. Les manœuvres viseraient à neutraliser toute résistance au sein du ministère et à affaiblir l’influence du REN.
D’autres faits aggravants concernent la disparition de matériels du ministère, le blocage de nominations et promotions, et les transferts humiliants de cadres expérimentés pour des motifs strictement personnels. Les directeurs départementaux réclament aujourd’hui un audit complet des dix dernières années sur les projets d’investissement et le budget de fonctionnement.
Dans ce contexte, la question reste entière : s’agit-il d’un règlement de comptes personnel ou d’une manipulation politique orchestrée depuis le bureau de Moïse JEAN PIERRE Fils ? Une chose est sûre, la crédibilité du Ministère de l’Environnement est fragilisée et la transparence semble être la seule issue pour démêler accusations légitimes et manœuvres de pouvoir.
Mario Jean-Pierre
