L’ancien Premier ministre Laurent Lamothe a salué l’adoption du décret du 18 décembre 2025 portant sur la lutte contre le cyberharcèlement et la diffamation en Haïti. Dans un message publié le samedi 10 janvier 2025 sur son compte X, il a qualifié ce texte de « tournant majeur » dans la régulation des abus commis sur les plateformes numériques.
« Ce texte marque un tournant majeur dans la lutte contre le cyberharcèlement et la diffamation en Haïti », a écrit Laurent Lamothe, estimant que ce décret s’inscrit pleinement dans « le combat que je mène depuis des années contre la diffamation et les mensonges propagés sur les réseaux sociaux ».
Selon l’ancien chef du gouvernement, avec ce nouveau décret, « la loi prévoit désormais des peines de prison, des amendes, des dommages-intérêts et le retrait judiciaire immédiat des contenus abusifs ». Il précise également que « le cyberharcèlement est désormais un crime passible de jusqu’à deux ans de prison ».
« La vérité n’a rien à craindre. Les diffamateurs, eux, oui — à New York, à Paris et maintenant en Haïti », a-t-il déclaré.
L’ancien Premier ministre dit enfin « applaudir le gouvernement » pour avoir, selon lui, « donné à la justice les moyens de protéger les victimes et de mettre fin à l’impunité numérique », estimant que ce cadre légal pourrait renforcer la responsabilité dans l’espace numérique haïtien.
À noter que Laurent Lamothe a souvent affirmé avoir été personnellement affecté par des campagnes de diffamation. Selon l’ancien chef du gouvernement, des informations qu’il juge fausses auraient même servi de fondement aux décisions des États-Unis et du Canada de lui interdire l’entrée sur leur territoire depuis près de trois ans. Il indique avoir entrepris des démarches judiciaires afin de contester ces mesures.
Mario Jean-Pierre

