Les États-Unis ont annoncé, le 25 janvier, de nouvelles sanctions contre deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) ainsi que leurs proches parents, s’ajoutant à celles déjà prises contre Fritz Alphonse Jean. L’information a été rendue publique par l’ambassade américaine en Haïti à travers un message diffusé sur son compte X.
Selon plusieurs médias locaux, s’appuyant notamment sur l’ordonnance du juge d’instruction dans le dossier criminel de Magalie Habitant, les noms de Louis-Gérald Gilles et Edgard Leblanc-Fils y sont mentionnés. Ces deux conseillers-présidents seraient ainsi les personnalités visées par les sanctions annoncées par Washington.
Dans sa note, le gouvernement américain indique que ces mesures concernent des responsables dont les actions sont jugées préjudiciables à la sécurité du pays. « Ces décisions sont prises en raison de l’implication de certains membres du CPT dans des activités liées aux gangs ou d’interférences avec les efforts du gouvernement haïtien pour lutter contre les groupes armés », précise le communiqué.
Washington souligne par ailleurs que « le peuple haïtien a trop souffert de la violence des gangs, des destructions et des querelles politiques », tout en réaffirmant son engagement en faveur de la stabilité et de la sécurité en Haïti.
Ces sanctions interviennent dans un contexte de vives tensions internes, marqué notamment par la tentative de cinq conseillers-présidents de révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, alors que ce dernier est engagé dans des opérations contre les gangs armés.
Frantz Jean-Louis

