Le drame survenu le samedi 11 avril à la Citadelle Laferrière, à l’occasion de la célébration annuelle du monument historique, a suscité de nombreuses réactions d’émotion et d’indignation à travers le pays.
Dans une notre parvenue à notre rédaction, l’ancienne députée de Milot/Plaine-du-Nord, Marie Jossie Étienne, sacrée « Femme de courage d’Haïti » par l’ambassade américaine en 2013, a exprimé sa vive émotion face à cette tragédie ayant endeuillé la commune de Milot et l’ensemble du département du Nord.
« Se avèk yon gwo tristès mwen resevwa nouvèl trajedi ki frape kominote Milo a ak tout depatman Nò a », a déclaré l’ex-parlementaire, native de Milot, évoquant « yon chòk pwofon ki boulvèse nou tout » après la perte de vies humaines dans des circonstances dramatiques.
Dans sa note de sympathie, Mme Étienne a adressé ses « senpati sensè » aux familles des victimes, leur souhaitant « fòs, kouraj ak rekonfò pou travèse eprèv sa a ». Elle a également assuré que ses « panse ak priyè » accompagnent les proches des disparus, formulant le vœu que « nanm moun ki mouri yo repoze anpè ».
Au-delà de l’émotion, l’ancienne députée appelle à des actions concrètes. « Men, dram sa a pa dwe rete san repons », a-t-elle insisté, exhortant les autorités compétentes à diligenter « yon ankèt serye, transparan ak endepandan » afin de faire toute la lumière sur les circonstances du drame.
« Pèp la merite konnen sa ki vrèman pase », a-t-elle conclu, soulignant l’exigence de vérité et de responsabilité dans un contexte où la sécurité lors des grands rassemblements publics demeure une préoccupation majeure.
Selon plusieurs observateurs, ce drame relance, une fois de plus, le débat sur l’encadrement des événements de masse dans les sites patrimoniaux du pays. Il soulève également des interrogations sur le rôle des autorités municipales et des structures de protection civile dans la gestion de manifestations de grande envergure.
Mario Jean-Pierre
