Intervenant le 28 février 2026 à l’émission « Panel Magik9 », le secrétaire d’État à la Communication, Dr Jean Willio Patrick Chrispin, a détaillé les orientations de l’exécutif en matière de sécurité, de gouvernance et d’organisation des élections et du référendum constitutionnel. Il a réitéré la volonté du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de conduire le pays vers « des élections libres, honnêtes, crédibles et démocratiques ».
Selon lui, le rôle du gouvernement, tel que fixé par le Premier ministre, se limite à créer les conditions nécessaires à la tenue du scrutin. « L’exécutif doit accompagner le Conseil électoral provisoire, lui fournir les moyens financiers et logistiques indispensables, tout en s’abstenant de toute ingérence dans ses affaires », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de préserver l’indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP).
Abordant la question du référendum constitutionnel, souvent critiquée au regard des prescriptions de la Constitution en vigueur, Dr Chrispin a rejeté toute idée d’initiative unilatérale. Il soutient que la démarche s’inscrit dans une volonté exprimée par plusieurs secteurs de la vie nationale, en quête d’une réforme du texte fondamental. « Ce n’est pas une décision personnelle du Premier ministre ni du gouvernement », a-t-il précisé.
Le secrétaire d’État a évoqué la nécessité de s’appuyer sur des compétences reconnues pour encadrer un éventuel processus. Il a notamment cité des figures comme Josué Pierre-Louis et Mirlande Hyppolite Manigat, non pas comme acteurs déjà engagés dans le projet, mais comme des experts dont l’expertise pourrait être consultée afin de garantir une approche technique, rigoureuse et non partisane.
Dans cette perspective, l’organisation du référendum relèverait, le cas échéant, des attributions du CEP, tandis que la population resterait souveraine dans la décision finale d’adopter ou de rejeter toute proposition de réforme.
Dr Chrispin a également rappelé que cette orientation s’inscrit dans le Pacte pour la stabilité, la sécurité et l’organisation des élections, présenté comme un cadre consensuel. Malgré ces assurances, le débat sur la conformité constitutionnelle et l’opportunité d’un tel processus demeure au cœur des préoccupations publiques.
Mario Jean-Pierre
