À moins d’un mois de l’échéance du 7 février 2026, marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’Église catholique se propose de jouer un rôle de médiation afin d’éviter une nouvelle impasse politique. Dans une correspondance adressée au président du CPT, Laurent Saint-Cyr, l’évêque de l’Anse-à-Veau et de Miragoâne, Mgr Pierre André Dumas, confirme son engagement dans une démarche de concertation nationale.
Dans sa lettre datée du 9 janvier, le prélat rappelle que plusieurs acteurs ont sollicité son intervention. « Une quinzaine de coalitions des secteurs politique, économique et de la société civile m’ont demandé de conduire une médiation en vue de dégager un consensus visant à mettre en place une gouvernance exécutive d’ici le 7 février 2026 », écrit-il, en référence à l’article 12.1 de l’Accord du 4 avril 2024. Il précise également que des institutions internationales, dont la CARICOM, l’OEA et le BINUH, ont manifesté leur intérêt pour cette initiative.
Malgré une période de convalescence, Mgr Dumas affirme accepter cette mission « avec gravité et conscience », estimant que « nul sacrifice n’est trop grand pour éviter au pays le chaos d’un après 7 février non maîtrisé ». Il sollicite une rencontre avec le président du CPT les 22 ou 23 janvier afin de présenter la démarche et d’obtenir la position officielle du Conseil.
Cette proposition de médiation intervient dans un climat d’incertitude institutionnelle, alors que plusieurs voix appellent à une solution concertée pour assurer la continuité de la gouvernance et prévenir une nouvelle crise politique.
Mario Jean-Pierre

