Dans une déclaration adressée à la communauté internationale, Bigues Floristal a exprimé fermement sa position contre toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires internes d’Haïti. Se présentant avant tout comme citoyen haïtien, il estime que les interventions internationales répétées ont contribué, au fil des années, à l’affaiblissement des institutions nationales et à l’érosion de la souveraineté du pays.
Le citoyen engagé rappelle que plusieurs acteurs aujourd’hui qualifiés de « criminels » par certains partenaires étrangers ont longtemps été soutenus ou légitimés par cette même communauté internationale, à travers des processus politiques controversés. Selon lui, cette responsabilité historique ne saurait être ignorée dans l’analyse de la crise actuelle.
Il critique également le Conseil présidentiel de transition (CPT) et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’il considère comme les produits d’une dynamique politique fortement influencée par des pressions extérieures. À ses yeux, ces autorités reflètent davantage des compromis internationaux que l’expression d’une volonté populaire souveraine.
Pour Bigues Floristal, aucune solution durable ne pourra émerger tant que les choix politiques fondamentaux d’Haïti seront dictés ou validés de l’extérieur. Il appelle ainsi la communauté internationale à renoncer aux approches paternalistes et à permettre aux Haïtiens de définir eux-mêmes leur avenir, dans le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Frantz Jean-Louis
