Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé le 20 mars 2026 la nomination de l’Allemande Daniela Kroslak au poste de sous-secrétaire générale et cheffe du Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH). Cette structure récente est appelée à jouer un rôle central dans la réponse internationale à la crise multidimensionnelle que traverse le pays.
Créé par le Conseil de sécurité en 2025, l’UNSOH a pour mandat de fournir un appui logistique, technique et administratif à la Force de répression des gangs (FRG). Contrairement aux précédentes opérations, cette force n’est pas une mission de maintien de la paix onusienne, mais une initiative appuyée par la communauté internationale. Cette nouvelle approche illustre une inflexion stratégique par rapport aux missions passées, telles que la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti.
Forte de plus de 25 ans d’expérience dans les affaires politiques et les opérations de paix, Daniela Kroslak s’est distinguée dans des contextes fragiles, notamment en Libye et au Mali, où elle a occupé des fonctions de premier plan au sein de missions onusiennes. Son expertise en médiation, en droits de l’homme et en gestion de transitions complexes est jugée essentielle pour la conjoncture haïtienne.
Sur le terrain, la situation demeure préoccupante. Selon des rapports récents de l’ONU, des groupes armés contrôlent une large partie de Port-au-Prince ainsi que certaines zones du département du Centre.
Cette insécurité persistante s’inscrit dans un contexte de crise politique prolongée, aggravée depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse et l’absence d’élections nationales depuis plusieurs années.
Dans ce contexte, la nomination de Daniela Kroslak intervient à un moment charnière, où les attentes en matière de sécurité, de stabilité et de coordination internationale restent particulièrement élevées.
Frantz Jean-Louis