La multiplication des attaques meurtrières de l’organisation criminelle Viv ansanm dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, contraint plusieurs institutions scolaires et universitaires de fermer temporairement leurs portes plutôt que d’exposer leur personnel et leurs étudiants à des risques inutiles.
L’Institution Saint Louis de Gonzague, située à Delmas 33, a ainsi annoncé, dans un communiqué daté du 25 février 2025, l’arrêt des cours et des activités du 26 février au 10 mars. Cette décision, bien que nécessaire pour la sécurité des élèves et du personnel, illustre la gravité de la situation et les difficultés croissantes auxquelles font face les acteurs de l’éducation en Haïti.
Face à cette crise persistante, des questions demeurent : le commandement de la Police nationale est-il à la hauteur de la tâche ? Ceux qui le soutiennent bénéficient-ils d’une situation qui plonge la population dans la peur et la paralysie ? À qui profite réellement cette insécurité qui gangrène le pays et compromet l’avenir de la jeunesse haïtienne ?
Jean-Samson Étienne