Les États-Unis ont officiellement pris acte du transfert pacifique du pouvoir du coordinateur du Conseil provisoire de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, au Premier ministre Fils-Aimé et au Conseil des ministres, désormais chargés d’assurer l’intérim en vue de la préparation des élections générales en Haïti.
Dans un communiqué, Washington indique être « disposé à travailler avec le Premier ministre et le Conseil des ministres à la réalisation de notre priorité commune, à savoir la stabilisation d’Haïti ». Les autorités américaines reconnaissent également « la responsabilité qui incombe aux autorités appelées à guider le pays à un moment décisif », tout en soulignant « l’importance des efforts menés par les Haïtiens eux-mêmes pour rétablir la stabilité, renforcer la sécurité et faire progresser les aspirations du peuple haïtien ».
Se référant aux propos du secrétaire d’État Marco Rubio, les États-Unis estiment que « des progrès durables en Haïti dépendent d’une gouvernance responsable, de l’amélioration des conditions de sécurité et d’un partenariat international soutenu en faveur de la souveraineté d’Haïti ».
Dans un contexte marqué par une transition politique délicate et une insécurité persistante, Washington réaffirme son engagement aux côtés des autorités haïtiennes. « Les États-Unis demeurent engagés à travailler aux côtés des dirigeants haïtiens et des partenaires régionaux afin de contribuer à la stabilisation d’Haïti », précise le communiqué.
Cette position intervient alors que la communauté internationale suit de près l’évolution du processus de transition, considéré comme déterminant pour le retour à l’ordre constitutionnel et l’organisation d’élections crédibles.
Mario Jean-Pierre
