À moins de 24 heures de la fin officielle de leur mandat, des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), dont Lesly Voltaire, Fritz Alphonse Jean, Égard Leblanc-Fils, persistent dans leur manœuvre dev provocation finale envers une population déjà à bout de souffle. Alors que le 7 février 2026 devait marquer un soulagement collectif, ils tentent une ultime manœuvre en cherchant à imposer un triumvirat à la tête de l’État.
Cette initiative apparaît comme une fuite en avant, voire une diversion destinée à détourner l’attention des nombreux dossiers sensibles qui ont jalonné leur passage au pouvoir. Corruption, gaspillage des biens publics, paralysie institutionnelle, effondrement économique et insécurité généralisée : le bilan du CPT est lourd et sans appel.
Les personnalités avancées, Leslie Voltaire, Charles Tardieu et la juge de la Cour de Cassation, suscitent déjà de vives critiques. Plus préoccupant encore, Leslie Voltaire figure parmi les conseillers sanctionnés par les États-Unis, dans un contexte où Haïti attend fortement du soutien international pour contenir l’expansion des gangs armés. Ce choix interroge la volonté réelle des dirigeants sortants de restaurer la crédibilité de l’État.
Cette nouvelle configuration du CPT soulève une question fondamentale : n’a-t-on vraiment rien appris du précédent échec ? Après le dialogue de Montana, la promesse était celle d’une transition responsable. Aujourd’hui, ce sont les mêmes pratiques qui refont surface, au mépris de la volonté populaire.
La classe politique, dans sa majorité, rejette cette tentative qualifiée de farce institutionnelle. Une large frange de la société civile y voit une provocation déchirante, voire une insulte directe faite à un peuple épuisé par la violence, la pauvreté et l’absence de perspectives.
Le CPT quitte la scène sans avoir répondu aux attentes essentielles : sécurité, transparence, relance économique et retour à l’ordre constitutionnel. Cette ultime manœuvre ne fait que confirmer un constat amer : cette transition restera dans l’histoire comme celle des occasions perdues.
Mario Jean-Pierre
