Dans une interview exclusive accordée à la rédaction du journal Le Médiateur, le Secrétaire d’État à la communication, le Dr Jean Wilio Patrick Chrispin, est revenu sur les raisons de l’ajustement des prix du carburant et sur les mesures envisagées pour en atténuer les effets sociaux.
Une décision contrainte par le contexte mondial
D’emblée, le Secrétaire d’État se veut rassurant : « Cet ajustement à la pompe ne traduit pas une volonté politique du Premier ministre, mais une contrainte imposée par la conjoncture internationale. » Le Dr Chrispin souligne que le chef du gouvernement, Alix Didier Fils-Aimé, maintient comme priorités « la relance économique, le rétablissement de la sécurité et l’organisation des élections ».
Selon lui, la flambée actuelle s’explique notamment par les tensions géopolitiques observées depuis le 28 mars 2026 au Moyen-Orient, impliquant les États-Unis, l’Iran et Israël. « Le blocage du détroit d’Ormuz, par où transite une part importante des hydrocarbures mondiaux, a provoqué une hausse spectaculaire des prix, atteignant jusqu’à 100 % sur certains marchés », précise-t-il.
Des mesures sociales pour amortir le choc
Face aux répercussions sur le pouvoir d’achat, le gouvernement annonce des dispositions d’accompagnement. « Le Premier ministre a instruit les autorités compétentes de renforcer les actions sociales à travers le FAES », indique Jean Wilio Patrick Chrispin.
Dans ce cadre, une enveloppe de plus de 7 milliards de gourdes sera mobilisée au profit des couches vulnérables, à travers la mise en œuvre de politiques de protection sociale et de sécurité sociale, informe le Secrétaire d’État.
Mise en garde contre les récupérations politiques
Dans un contexte déjà fragile, le Dr Chrispin appelle à la responsabilité collective. « Il serait regrettable que certains acteurs exploitent cette situation pour alimenter l’instabilité », déclare-t-il, évoquant des tentatives de déstabilisation susceptibles de « servir les intérêts des gangs et des réseaux de désordre ».
Transparence et perspectives d’ajustement
Le gouvernement mise également sur une approche concertée avec la mise en place d’une commission tripartite chargée de suivre l’évolution des prix. « Dès que les conditions internationales le permettront, les recommandations de cette commission pourront conduire à une baisse à la pompe », assure le responsable.
Appel au calme
En conclusion, le Secrétaire d’État lance un appel à la sérénité : « La population doit agir avec calme et faire confiance aux autorités. Tout est mis en œuvre pour éviter la pénurie et contrer les dérives du marché noir. »
Frantz Jean-Louis

