La situation sécuritaire dans le Bas-Artibonite continue de se détériorer, selon une note de presse publiée par Harry Junior Boisrond, dit Bwa Pam, président de l’ORAC-Haïti. Dans ce document, l’auteur alerte sur l’emprise croissante de groupes armés dans la région, en particulier dans la commune de Petite Rivière de l’Artibonite.
Il souligne que, depuis les élections de 2015-2016, plusieurs localités, dont Savien, dans la première section communale, sont sous l’influence de la base dénommée « Gran Grif ». Cette présence armée a contribué à installer un climat de peur généralisée et à perturber gravement les activités économiques et sociales.
Dans sa note, Harry Junior Boisrond affirme que « la population vit une véritable prise d’otage », évoquant une paralysie quasi totale dans des zones telles que Bacoussin (1ère et 2ème sections), le centre-ville de Petite Rivière, Carrefour-Pèy, Pont-Sondé et Liancourt.
Le document fait également état de violences répétées, notamment des « massacres, assassinats, viols, enlèvements, incendies et pillages », affectant l’ensemble des couches sociales. « Toutes les catégories sociales sont touchées, sans distinction d’âge ni de sexe », indique-t-il, tout en signalant une augmentation du nombre de victimes.
Face à cette situation, l’auteur lance un appel direct aux autorités étatiques. « Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant une intervention de l’État ? », s’interroge-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une absence de réponse adaptée.
Harry Junior Boisrond met aussi en garde contre les conséquences sociales de cette crise. « L’avenir des jeunes est compromis » et « de nombreuses familles sont anéanties par la violence et le stress », écrit-il.
En conclusion, il appelle les autorités à « assumer pleinement leurs responsabilités » et à adopter des mesures concrètes pour rétablir la sécurité, affirmant que « la population demande simplement une chance de vivre en paix ».
Mario Jean-Pierre
