La musique haïtienne pleure la disparition de Dieudonné Larose, artiste majeur du konpa, décédé le vendredi 10 janvier au Canada, pays où il vivait depuis de nombreuses années. La nouvelle, largement relayée par les médias haïtiens et de la diaspora, a suscité une vive émotion dans le milieu culturel et auprès du public.
Né à Port-au-Prince, Dieudonné Larose s’est imposé comme l’une des voix les plus marquantes de sa génération. Sa carrière, entamée dans les années 1970, a été jalonnée de collaborations avec des formations de renom, notamment Missile 727, groupe avec lequel il a connu une reconnaissance populaire durable. Son style, à la fois mélodique et engagé, lui a permis de traverser les époques sans perdre la faveur du public.
Parmi les titres les plus emblématiques de son répertoire figurent « Mandela », chanson devenue un symbole à portée universelle, « Accident », « Jolie Minou » ou encore « Guerre mondiale », des œuvres qui ont marqué l’histoire du konpa et de la musique haïtienne moderne.
Installé au Canada depuis plusieurs années, Dieudonné Larose est resté profondément attaché à Haïti, qu’il n’a cessé de célébrer à travers sa musique. Sa disparition laisse un vide immense, mais son œuvre demeure vivante dans la mémoire collective et le patrimoine culturel national.
Maryne N. Louis-Jeune

