Dans une intervention diffusée le mardi 24 février 2026 sur les plateformes électroniques, le Dr Jean-Willio Patrick Chrispin a livré une lecture analytique du discours prononcé la veille par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à l’occasion de l’officialisation du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections.
D’emblée, l’universitaire a qualifié l’allocution de « perspective puissante et historiquement juste », estimant qu’elle « s’inscrit dans la lignée de la philosophie de la révolution haïtienne ». Selon lui, « le discours du Premier ministre, c’est l’essence même de la révolution haïtienne », rappelant que celle-ci « n’était pas une simple réaction, mais une création originale d’un nouveau paradigme de liberté universelle ».
Le Dr Patrick Chrispin a structuré son analyse autour de trois piliers : « l’autodétermination, l’union souveraine et l’innovation ». Il a invité à « cesser de chercher des solutions importées et puiser dans le génie local pour répondre aux défis de sécurité et de gouvernance ». Évoquant 1804, il a souligné que « nos ancêtres n’ont pas couru derrière le monde. Ils ont créé leur propre chemin et invité l’humanité à suivre ».
Pour l’analyste politique, l’organisation des élections dépasse le cadre technique : « ce n’est pas une simple procédure, mais un acte de souveraineté ». Il estime que le Pacte national doit transformer « le monologue institutionnel en un espace d’échange avec les forces vives de la nation », afin de restaurer « l’autorité de l’État et la sécurité publique ».
Qualifiant l’événement du 23 février 2026 de « tournant majeur pour la transition actuelle », le Dr Patrick Chrispin a conclu en appelant à « passer de la posture de celui qui demande à celle de celui qui bâtit et propose ». « Vive Haïti, que Dieu bénisse Haïti et préserve la nation », a-t-il conclu.
Frantz Jean-Louis

