Au lendemain de la tentative de révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le parti Fanmi Lavalas est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de dérive politique grave au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT). Dans une prise de position rendue publique le 22 janvier 2026, la formation politique rappelle avoir, dès le 12 décembre 2024, déclaré publiquement l’échec du CPT, huit mois après son installation.
Pour Fanmi Lavalas, la crise actuelle n’est pas le fruit du hasard. « Les scandales et le théâtre tragi-comique auxquels assiste le pays ne sont pas une surprise », affirme le parti, estimant qu’il s’agit de « manœuvres visant à conserver un pouvoir devenu doux pour ses détenteurs, mais amer pour le peuple ».
Le parti appelle la Police nationale d’Haïti à ne pas se laisser distraire par les luttes politiques internes. « La sécurité ne doit pas être détournée par des politiciens en quête de pouvoir », insiste Fanmi Lavalas, exhortant les forces de l’ordre à poursuivre sans relâche les gangs armés.
La formation politique réclame également des mesures urgentes, notamment la réouverture de l’aéroport international Toussaint Louverture, le déblocage des axes routiers et le retour sécurisé des déplacés et des Haïtiens vivant à l’étranger. « C’est la sécurité que le peuple attendait du CPT, et cette promesse a été trahie », conclut le communiqué.
Signé par le Comité exécutif, dont la docteure Maryse Narcisse et Joël Édouard Vorbe, le message se termine par un appel à l’unité et à la reconquête de la sécurité nationale. Toutefois, il ne fait aucune mention de demande de retrait des représentants de Fanmi Lavalas toujours présent au CPT, Lesly Voltaire, et au niveau du gouvernement dont les ministres des Travaux publics et de la Santé publique.
Mario Jean-Pierre
