À l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’ambassade du Canada en Haïti a publiquement exprimé ses inquiétudes face aux démarches engagées par certains conseillers-présidents visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans une série de messages publiés sur le réseau social X, la mission diplomatique canadienne a adopté un ton ferme pour dénoncer une initiative jugée inopportune dans le contexte actuel.
Le Canada se dit « profondément préoccupé par les tentatives de certains membres du CPT de remplacer le Premier ministre à seulement quelques jours de la fin de leur mandat ». Selon Ottawa, une telle décision, prise à un moment aussi sensible de la transition, risque d’aggraver la fragilité institutionnelle du pays.
L’ambassade souligne que cette démarche « ne peut qu’affaiblir la stabilité et la sécurité du pays à un moment crucial », alors que les autorités devraient concentrer leurs efforts sur la lutte contre l’insécurité et la préparation du retour à l’ordre constitutionnel. Pour le Canada, toute manœuvre politique de dernière minute est susceptible de compromettre les avancées déjà fragiles du processus de transition.
Dans ses messages, la mission canadienne appelle également les membres du CPT à respecter leurs engagements et le calendrier établi. Ottawa insiste sur la nécessité pour les autorités de transition de s’abstenir de toute action pouvant entraver « les progrès vers des élections libres, crédibles et inclusives ».
Frantz Jean-Louis
