Dans un message diffusé ce samedi 14 février sur les plateformes électroniques dans sa rubrique « M ap pale, kite m pale », le Dr Jean Willio Patrick Chrispin a livré une réflexion engagée sur la situation d’Haïti, mêlant rappel historique, dénonciation des ingérences et appel à la responsabilité collective.
Dès l’entame de son intervention, l’analyste politique insiste sur la dimension historique du peuple haïtien, qu’il invite à ne pas oublier. « Haïtiens, savez-vous que nous sommes un grand peuple ? Savez-vous que nous avons changé la courbe de l’histoire de l’humanité ? », affirme-t-il, rappelant que la révolution haïtienne a contribué à « ouvrir les yeux des peuples exploités ».
En suite, le Dr Chrispin avance que les difficultés actuelles du pays s’inscrivent dans une longue tradition de pressions extérieures. Selon lui, « l’Occident fait tout pour nous maintenir dans la misère et la division afin de continuer à régner », dénonçant un système mondial gouverné, dit-il, par « la trahison, le mensonge, la falsification et la manipulation ». Il affirme également que le développement des ressources nationales représenterait « un échec pour ceux qui veulent maintenir Haïti dans la pauvreté ».
Le message se veut également un appel à la prise de conscience interne. « Il est temps que tous les Haïtiens travaillent dans l’intérêt de la nation. Ce ne sont ni les Américains, ni les Canadiens, ni aucune autre nation qui changeront le pays à notre place », martèle-t-il.
L’ancien conseiller du feu président Jovenel Moïse met en avant des données sociales alarmantes, évoquant « 5,6 millions d’Haïtiens qui ne peuvent pas manger » et s’interroge : « Quels projets existent pour les sortir de la pauvreté ? ». Il rappelle que « Haïti est un pays essentiellement agricole » et questionne les élites sur leur responsabilité face à la famine.
Il évoque aussi la situation sécuritaire, soulignant que « 1,4 million de personnes déplacées vivent dans des conditions d’insalubrité et de promiscuité ».
En conclusion, le Dr Chrispin appelle à l’unité : « Nous avons un pays à sauver, une nation à protéger. Nous pouvons changer les choses si nous mettons l’intérêt national avant les projets personnels ou de petits groupes. »
Frantz Jean-Louis

