Le Dr Jean Willio Patrick Chrispin lève la voix sur la portée et les motivations des rumeurs relayées ce mercredi 19 février 2025 sur les réseaux sociaux, faisant état d’une supposée réunion prévue au Palais national en vue d’attribuer un secrétariat privé à chacun des 9 ancien conseillers présidentiels.
Pour l’ancien conseiller du feu président Jovenel Moïse, la diffusion d’une telle information ne serait pas anodine. « Il faut se demander à qui profite cette rumeur », avance-t-il, estimant qu’elle pourrait relever d’une stratégie visant à semer la confusion dans l’opinion publique.
Sans pointer du doigt un acteur précis, le Dr Chrispin évoque l’hypothèse d’une tentative de fragilisation de l’équilibre institutionnel, notamment entre le Secrétariat général de la Présidence et le Conseil des ministres dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon lui, l’objectif serait de faire croire à l’existence de tensions administratives là où il n’y en aurait pas.
Le Dr Chrispin rappelle que le cadre juridique demeure explicite. Il cite l’arrêté du 19 juillet 2017, pris sous l’administration Moïse, lequel réserve les privilèges d’anciens chefs d’État aux seuls présidents élus au suffrage universel direct. « Les conseillers présidentiels n’étaient pas des présidents élus. Le débat ne tient pas juridiquement », soutient-il.
Il en profite pour camper la Secrétaire générale de la Présidence, Marie Régine Haddad, qu’il présente comme une administratrice expérimentée, attachée au respect scrupuleux de la loi et de la hiérarchie. À titre d’exemple, il rappelle qu’elle avait refusé de publier la résolution des cinq conseillers présidentiels visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sans l’aval du coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, alors son supérieur hiérarchique direct.
Selon le Dr Chrispin, cette décision traduisait un respect strict de la légalité et de la chaîne hiérarchique. Il souligne par ailleurs que, depuis le départ des conseillers présidentiels, le Premier ministre Fils-Aimé, en sa qualité de chef du Conseil des ministres assumant les fonctions exécutives, est devenu le supérieur hiérarchique direct de la Secrétaire générale du Palais national.
De son côté, Marie Régine Haddad a formellement démenti ces rumeurs. « Faux ! Archifaux ! (…) Je n’ai aucune réunion avec des représentants des anciens membres du Conseil Présidentiel de Transition », a-t-elle déclaré, invitant les citoyens à se fier aux sources officielles et crédibles.
Mario Jean-Pierre
