Dans un mémorandum portant la signature du Major général Jonas Jean, daté du 23 mars 2025, le Haut Commandement des Forces armées d’Haïti (FAD’H) annonce une réorganisation majeure visant à recentrer l’institution sur ses missions régaliennes. Adressé notamment aux membres de l’ex-Conseil présidentiel de transition, aux ministres et aux hauts fonctionnaires, le document met fin aux dispositifs d’escortes militaires accordés à des personnalités civiles.
S’appuyant sur des instructions du ministre de la Défense en date du 19 mars, le mémorandum souligne « la volonté de l’État de recentrer les Forces armées sur leurs missions essentielles de défense de l’intégrité territoriale et de protection de la population ». Le Haut Commandement constate que « plusieurs personnels militaires sont encore affectés à la protection de personnalités en dehors du cadre réglementaire en vigueur ».
En conséquence, « les ordres de mission de protection rapprochée sont déclarés caducs » après un délai de 72 heures. Les commandants d’unités sont instruits de s’assurer que « l’intégralité des effectifs ait réintégré les casernements respectifs » dans ce laps de temps, sous peine de sanctions disciplinaires.
Parallèlement, l’État-major général est chargé de « superviser la réintégration immédiate et sécurisée de l’armement, des munitions et du matériel roulant ». Les bénéficiaires des escortes sont, quant à eux, invités à se tourner vers la Police nationale d’Haïti (PNH), appelée à assurer leur sécurité via ses unités spécialisées.
Le Commandement insiste sur « la stricte et prompte exécution de cette mesure », la qualifiant d’« impérative pour le redéploiement des forces sur les fronts prioritaires ». Une décision qui intervient dans un contexte sécuritaire critique, où l’État cherche à optimiser l’utilisation de ressources militaires limitées.
Marc-Arthur André

