Brasília, 25 octobre 2026. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté ce dimanche 25 octobre 2026 l’élection présidentielle face au sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro. Selon les résultats communiqués par le Tribunal supérieur électoral (TSE), cette victoire lui ouvre la voie à un quatrième mandat, au terme d’un scrutin marqué par une forte polarisation politique.
Avec 51,75 % des suffrages, contre 48,25 % pour son adversaire, Lula a inversé la tendance du premier tour, organisé le 4 octobre. Flávio Bolsonaro était alors arrivé en tête avec 47,03 % des voix, contre 45,16 % pour le président sortant. Cette remontée constitue une première dans l’histoire électorale récente du pays : jamais auparavant un candidat arrivé deuxième au premier tour n’avait remporté le second.
La campagne a opposé deux visions différentes de l’avenir du Brésil. Lula a défendu son bilan social et les politiques de réduction de la pauvreté, tandis que Flávio Bolsonaro a mis l’accent sur la sécurité publique et la nécessité d’un changement politique. La confrontation a également ravivé les divisions entre la gauche et la droite conservatrice.
Au cours de la journée électorale, Lula s’est montré confiant quant à l’issue du scrutin. « Ce que les gens ont fait pour moi ces derniers jours est quelque chose que je ne pourrai jamais leur rendre », a-t-il déclaré, selon le quotidien britannique The Guardian, en évoquant le soutien reçu durant la campagne.
Cette victoire représente un nouveau tournant dans la carrière de l’ancien dirigeant syndical, qui avait déjà présidé le Brésil de 2003 à 2010 avant de revenir au pouvoir en 2023. Son nouveau mandat s’annonce toutefois difficile. Le Congrès issu des élections demeure fortement marqué par les forces conservatrices, ce qui pourrait compliquer l’adoption de ses réformes.
Au-delà de la victoire électorale, Lula devra répondre aux attentes économiques et sociales de la population, tout en gouvernant un pays profondément divisé. La capacité de son administration à négocier avec le Parlement et à maintenir la stabilité politique constituera l’un des principaux enjeux de son prochain mandat.
Mario Jean-Pierre

