La Plateforme « Fwon pou Rebati Ayiti » (PFRA) a réagi, ce mardi 14 avril, au drame survenu à la Citadelle Laferrière en mettant accent sur le rôle des autorités judiciaires, tout en plaidant pour des réformes institutionnelles en profondeur.
Dans le communiqué signé du coordonnateur général Fitz-Events Polony, la plateforme a particulièrement insisté sur l’intervention du Commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance du Nord, Me Eno Zéphirin. Elle a salué « la réactivité et la célérité » du magistrat, dont l’action rapide a permis « l’appréhension du maire de la commune de Milot, des responsables de la sécurité du site ainsi que du responsable de l’ISPAN Nord ». La PFRA voit dans cette démarche une avancée significative dans la lutte contre l’impunité.
Tout en réaffirmant son soutien aux actions engagées par le parquet, la plateforme souligne la nécessité d’aller plus loin. Elle affirme suivre « de très près l’évolution de ce dossier » et appelle à ce que « toute autre personne impliquée, complice ou coauteur […] soit identifiée et poursuivie en justice avec la plus grande rigueur ».
Par ailleurs, la PFRA estime que ce drame dépasse le cadre d’un incident isolé. « Ce drame n’est pas un simple accident, mais le symptôme d’une défaillance structurelle généralisée », soutient-elle, évoquant des failles dans la gestion publique et institutionnelle.
Dans cette perspective, l’organisation réclame un audit complet de la mairie de Milot sur les dix dernières années, suivi d’une restructuration en profondeur. Elle demande également un audit de l’ISPAN sur la même période, accompagné d’une réforme visant à renforcer son efficacité dans la gestion du patrimoine national.
Pour la PFRA, l’action du commissaire du gouvernement doit s’inscrire dans une dynamique durable. « L’impunité doit être bannie d’Haïti », affirme-t-elle, appelant à faire de ce dossier « le point de départ d’une refondation morale et structurelle de l’État haïtien ».
Mario Jean-Pierre
