Le groupement politique DELIVRANS appelle le Conseil électoral provisoire (CEP) à organiser une rencontre de validation avec les différents acteurs concernés avant la publication du nouveau décret électoral. Dans une correspondance adressée au Conseil électoral, vendredi 25 septembre 2026, la plateforme dit constater « des changements sans cesse à la tête du CEP » sans avancée suffisante, selon elle, sur les revendications liées au processus électoral.
DELIVRANS estime que le processus en cours manque de clarté et demande aux conseillers électoraux de suspendre certaines démarches en attendant l’adoption et la validation du nouveau cadre électoral. « DELIVRANS ne peut pas rester silencieux pendant que le CEP dépense l’argent des contribuables dans une prétendue élection qui penche d’un côté », écrit le président de la plateforme, Pierre Franky Exius.
Dans sa lettre, le groupement politique met notamment en avant trois exigences : la crédibilité du scrutin, l’inclusion de tous les secteurs concernés et la sécurité des électeurs et des candidats. Il soutient également que le calendrier prévoyant la tenue du premier tour le 13 décembre 2026 ne pourrait pas être respecté, compte tenu des modifications attendues du décret électoral.
« Le CEP doit arrêter toute action qui met la pression sur les candidats », réclame DELIVRANS, qui critique également les dépenses engagées dans un processus qu’il juge insuffisamment préparé. La plateforme demande au CEP et à l’Exécutif de travailler ensemble à l’élaboration d’un décret répondant aux revendications des électeurs et des candidats.
DELIVRANS souhaite ainsi une rencontre de validation avec les acteurs concernés avant toute publication officielle du nouveau texte. « Le pays est fatigué de cette transition sans fin », affirme la plateforme, appelant à un processus permettant aux citoyens de « voter le candidat qu’ils veulent librement et sans pression ».
Pour DELIVRANS, seule une élection jugée crédible par les différents acteurs pourra contribuer à renforcer la confiance dans les institutions et à éviter qu’un nouveau scrutin ne débouche sur une crise supplémentaire.
Mario Jean-Pierre
