Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a procédé, ce mercredi, à la Villa d’Accueil, à l’installation officielle de cinq nouveaux membres de la Commission nationale des marchés publics (CNMP), dans un contexte marqué par les préoccupations croissantes autour de la transparence dans la gestion des fonds publics.

Selon les autorités, cette cérémonie s’inscrit dans la volonté de l’exécutif de renforcer les mécanismes de gouvernance. Dans son allocution, le chef du gouvernement a souligné que « cet acte dépasse le cadre protocolaire et traduit une exigence accrue de rigueur dans la passation des marchés publics ».
Les nouveaux commissaires ont été désignés à l’issue d’un processus présenté comme « compétitif, rigoureux et transparent », incluant l’analyse des dossiers de candidature ainsi qu’une évaluation orale axée sur les compétences, l’éthique et le sens des responsabilités.
Investie d’un mandat de trois ans, renouvelable une seule fois, la CNMP est chargée de réguler et de contrôler la commande publique. Elle doit notamment veiller au respect des principes d’équité, de transparence et d’efficacité dans l’attribution des marchés de l’État.
S’adressant aux membres installés, Alix Didier Fils-Aimé les a appelés à mesurer l’ampleur de leur mission. « Vous êtes appelés à faire preuve d’intégrité, d’impartialité et de professionnalisme dans l’exercice de vos fonctions », a-t-il insisté.
Par cette démarche, l’exécutif entend, selon le communiqué, « moraliser la gestion des fonds publics » et contribuer au rétablissement de la confiance entre l’État et les citoyens, dans un environnement institutionnel souvent fragilisé par des accusations de corruption et de mauvaise gouvernance.
Enfin, pour rappel, les cinq membres installés à la tête de la Commission nationale des marchés publics (CNMP) sont Elgo Eugène, Jean Shanon Beaublanc, Jean Dimitry Dorvilier, Dalberg Claude et Edith Charles. Ces commissaires sont appelés à jouer un rôle central dans la régulation et le contrôle de la commande publique.
Maryne Louis-Jeune
