À la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présenté, ce vendredi 25 septembre 2026, les principales priorités de son Gouvernement pour sortir Haïti de la crise. Sécurité, élections et relance économique ont constitué les trois axes majeurs de son intervention, au cours de laquelle il a également appelé la communauté internationale à renforcer son accompagnement du peuple haïtien.
Sur le plan sécuritaire, le Chef du Gouvernement a plaidé pour un appui accru aux forces nationales et pour le plein déploiement de la Force de répression des gangs. Il a également évoqué la nécessité de lutter contre le trafic d’armes, les réseaux criminels et l’impunité.
« Il y a un peuple qui ne peut plus attendre », avait déclaré le Premier ministre la veille, lors d’une réunion consacrée à la situation sécuritaire d’Haïti aux Nations Unies. Il avait insisté sur la nécessité de permettre aux Haïtiens de retrouver leurs quartiers, de travailler, d’envoyer leurs enfants à l’école et de « choisir librement leurs dirigeants ».
La question électorale a constitué le deuxième volet de son message. Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé la détermination de son Gouvernement à conduire le pays vers des élections crédibles et démocratiques, dans l’objectif de mettre fin au cycle des transitions politiques. « La machine électorale est en marche », avait-il assuré jeudi à New York.
Sur le terrain économique, le Premier ministre a appelé à une évolution des rapports entre Haïti et ses partenaires internationaux. Il souhaite privilégier l’investissement et la production afin de favoriser la création d’emplois et de nouvelles opportunités pour la population.
« Haïti est debout », a affirmé le Premier ministre, exprimant sa volonté de voir le pays passer « de la violence à la paix, de la transition à la démocratie et de l’aide à l’investissement ».
Alix Didier Fils-Aimé a enfin salué l’appui de plusieurs partenaires d’Haïti, notamment les Nations Unies, les États-Unis, le Canada, la France, le Mexique, la CARICOM, l’OEA et l’Union européenne. À l’ONU, son message a ainsi articulé la réponse sécuritaire, le processus électoral et la reconstruction économique autour d’un même objectif : permettre à Haïti de reprendre progressivement son destin en main.
Mario Jean-Pierre
