L’Alliance des personnes intègres, compétentes et anticorruption (PICA) plaide pour l’organisation d’élections crédibles, transparentes et démocratiques en Haïti, tout en dénonçant la corruption et les pratiques politiques qui, selon elle, contribuent à prolonger la crise nationale.
Lors d’une conférence de presse tenue le 23 octobre, le coordonnateur de cette structure, le Dr Jean-Ardouin Esther Louis-Charles, a insisté sur la nécessité de renouveler la classe politique et de garantir une gestion responsable des affaires publiques.
Pour le responsable de PICA, l’instabilité politique, la corruption, la pauvreté et l’insécurité constituent des problèmes étroitement liés. « Depi pa gen eleksyon, se enstabilite politik la k ap kontinye. Depi gen enstabilite politik, pap gen jistis. Pral gen kóripsyon, epi kòripsyon ap trennen lamizè. Se lamizè a k ap trennen nou nan ensekirite sa a », a-t-il déclaré, présentant l’organisation des élections comme un enjeu majeur pour sortir de la crise.
Toutefois, PICA ne réclame pas la tenue d’élections à n’importe quelles conditions. L’organisation exprime des réserves sur les modifications apportées au décret électoral, estimant qu’elles pourraient faciliter la participation de personnalités controversées, notamment celles visées par des sanctions internationales ou citées dans des dossiers liés à la corruption.
« Nou menm, nan Alliance des PICA, nou pa kont eleksyon. Okontrè, nou vle eleksyon kredib, transparant ak demokratik », a précisé le Dr Louis-Charles. Pour lui, le processus électoral doit contribuer au renouvellement de la classe politique plutôt que permettre aux acteurs déjà contestés de se maintenir au pouvoir.
La lutte contre la corruption constitue ainsi l’autre axe majeur de son intervention. Jean Ardrouin Esther Luois-Charles a dénoncé la dilapidation présumée des fonds publics et appelé à une plus grande responsabilisation des dirigeants. Il estime que les personnes mises en cause dans des dossiers de corruption doivent répondre de leurs actes devant la justice, dans le respect des procédures légales.
« Nou bezwen yon nouvo klas politik », a-t-il insisté, plaidant pour une gouvernance fondée sur l’intégrité et le respect des biens publics.
PICA demande également au gouvernement de transmettre à la justice les dossiers des personnes faisant l’objet de sanctions bilatérales, afin que les autorités judiciaires puissent les examiner conformément à la loi.
Au-delà de la contestation de la gestion actuelle, le mouvement défend la mise en place d’un gouvernement bicéphale et appelle à une transition orientée vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Pour PICA, la crédibilité des prochaines élections dépendra notamment de la transparence du processus, de l’application des règles électorales et de la capacité des institutions à combattre l’impunité.
Pour sa part, Ernst Henri, le porte-parole de PICA, a affirmé que sa coalition n’écarte pas la possibilité de voir, à défaut de la tenue des élections, le Dr Jean Ardrouin Esther Louis-Charles (potentiel candidat à la présidence) prend les rênes de la prochaine transition pour implementer la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique, combattre l’insécurité et organiser de bonnes élections dans le pays.
Aussi a-t-il appelé les forces vives de la nation à se mobiliser en faveur d’un changement politique fondé sur l’intégrité, la transparence et le respect des biens publics. Il a réaffirmé que la lutte contre la corruption et l’organisation d’élections crédibles, libres et démocratiques devaient constituer des priorités pour sortir Haïti de la crise.
Enfin, Pour cette organisation, le renouvellement de la classe politique et la lutte contre l’impunité sont indispensables à la restauration de la confiance dans les institutions et au rétablissement de l’ordre constitutionnel
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Frantz Jean-Louis

