Alors que les forces de sécurité intensifient leurs opérations contre les groupes armés dans plusieurs régions du pays, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) ouvre une autre voie aux membres des gangs : abandonner les armes et choisir la réinsertion sociale.
Dans un communiqué publié le 4 novembre 2026, l’institution les exhorte à renoncer volontairement et définitivement à la violence. La Commission affirme que des mécanismes légaux d’accompagnement et de réinsertion sont désormais disponibles et opérationnels. Elle invite ainsi les membres des groupes armés à saisir cette possibilité pour reconstruire leur avenir en dehors des activités criminelles, alors que la pression des forces de l’ordre s’accentue.
« Déposer les armes, c’est choisir la vie », souligne la CNDDR dans son communiqué. L’institution accompagne toutefois cet appel d’un avertissement sans équivoque à ceux qui décideraient de poursuivre leurs activités criminelles. « Persister dans la violence, c’est s’exposer aux conséquences de la justice », prévient-elle, en annonçant que les contrevenants seront exposés à toute la rigueur de la loi, sans complaisance.
Cette initiative intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Les groupes armés continuent de mener des attaques et de défier les autorités, malgré le renforcement des opérations policières et militaires. Le 3 novembre, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait annoncé une offensive coordonnée entre la Police nationale d’Haïti (PNH), les Forces armées d’Haïti (FAd’H) et la Force de répression des gangs (FRG), avec pour objectif de reprendre les territoires contrôlés par les groupes criminels.
Dans ce contexte, la démarche de la CNDDR entend associer à la réponse sécuritaire une possibilité de sortie de la violence. La Commission réaffirme son engagement à collaborer avec les institutions nationales et les partenaires concernés pour contribuer à l’établissement d’une paix durable. Elle rappelle enfin que l’État entend rétablir son autorité, garantir la sécurité des citoyens et préserver l’ordre public.
Frantz Jean-Louis
