Alors qu’elle appelle les groupes armés à déposer volontairement les armes pour éviter un affrontement avec les forces de l’ordre, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) annonce une nouvelle initiative visant à renforcer la réponse de l’État à l’insécurité. L’institution a lancé, le 4 novembre, les Assises nationales consacrées à l’élaboration d’une Politique nationale de désarmement, de démantèlement, de prévention et de réinsertion.
Selon un communiqué de presse publié à cette occasion, cette démarche vise à mettre en place un cadre stratégique cohérent et durable pour lutter contre la prolifération des groupes armés, le recrutement des jeunes dans leurs rangs et les différentes formes de violence communautaire.
Ces assises réunissent les institutions publiques concernées, des représentants de la société civile, des communautés, des partenaires internationaux ainsi que les différents secteurs impliqués dans la problématique sécuritaire. Les échanges doivent permettre de définir des orientations stratégiques en matière de désarmement, de démantèlement, de prévention et de réinsertion.
La CNDDR précise que cette initiative s’inscrit dans les priorités du gouvernement, qui entend renforcer la dimension préventive et sociale de la lutte contre l’insécurité, en complément des interventions des forces de l’ordre et des actions de la justice.
L’objectif est notamment de parvenir à une politique publique adaptée aux réalités humaines et sociales du pays, reposant sur une approche intégrée et participative, avec des mécanismes de coordination, de mise en œuvre et de suivi.
À travers ces assises, la CNDDR entend contribuer à une réponse nationale concertée et durable à la crise sécuritaire. Reste à savoir dans quelle mesure cette politique annoncée pourra accompagner les opérations de reconquête du territoire et offrir des perspectives concrètes de sortie de la violence aux personnes disposées à abandonner les groupes armés.
Maryne N. Louis-Jeune

