À l’occasion de la sortie officielle de la Cellule de Réflexion pour une Société Stable (CRSS), ce jeudi 24 septembre, les femmes ont été placées au centre de la vision portée par cette nouvelle structure.
Coordinatrice du département des Femmes, Urielle Dolné a présenté les grandes orientations de la cellule dans un discours axé sur le leadership féminin, l’autonomisation et la cohésion sociale.
Devant les membres de la CRSS, les invités et les représentants de la presse, Urielle Dolné a d’abord souligné l’importance de la participation des femmes dans la construction d’une société stable. « Aucune société ne peut devenir stable, responsable, pacifique et solidaire si les femmes restent en marge », a-t-elle déclaré.
S’appuyant sur le proverbe créole « Yon sèl dwèt pa manje kalalou », la responsable du département des femmes a insisté sur la nécessité d’une démarche collective. Selon elle, la femme haïtienne constitue « un pilier » de la société, notamment par son rôle dans l’éducation, les soins, l’alimentation et la vie familiale.Toutefois, elle a déploré que sa voix demeure encore trop souvent absente des espaces où se prennent les décisions.
Pour Urielle Dolné, la cellule des femmes doit constituer un espace de « parole et d’écoute », mais également de formation et de leadership. Elle entend favoriser la participation des femmes dans différents secteurs, notamment la communauté, l’Église, l’école et l’entreprise.
L’autonomisation économique figure également parmi les priorités évoquées, à travers l’éducation, la formation professionnelle et l’entrepreneuriat. La coordinatrice a par ailleurs présenté la cellule comme un espace destiné à promouvoir la paix et la cohésion sociale, en encourageant le respect, le partage et la solidarité.
« La femme n’est pas spectatrice. Elle est actrice », a martelé Urielle Dolné, appelant les femmes à contribuer pleinement à la vision de la CRSS : « Penser ensemble pour mieux agir. »
Elle a conclu son intervention par un appel à l’action collective : « Ensemble, réfléchissons. Ensemble, dialoguons. Ensemble, formons-nous. Ensemble, agissons pour une société haïtienne plus stable, plus responsable, plus pacifique et plus solidaire. »
Maryne N. Louis-Jeune

