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Sélection Nationale U17 : Le retour en gloire des jeunes grenadiers…Quels suivis?

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Depuis presqu’environ un mois, l’équipe nationale d’Haïti des moins de 17 ans a laissé le pays en direction des Etats-Unis d’Amérique pour prendre part au Championnat Concacaf des moins de 17 ans. Ce championnat juvénile organisé par le Comité de la Concacaf en coordination avec la FIFA qui est l’instance mère.

À travers cette compétition, l’objectif final était de connaitre les représentants de la région d’Amérique du Nord, d’Amérique Centrale et des Caraïbes pour prendre part à la prochaine coupe du monde de Football qui se déroulera au Brésil.

Les représentants de la Concacaf sont connus et Haïti est parmi des qualifiés. Les jeunes Grenadiers ont délivré un football à grande intensité, un jeu très offensif. Le coach Princimé Webbens a pu faire naître un sentiment Conquistador dans l’esprit de chaque sélectionné. Ancien joueur de la sélection nationale d’Haïti, ce dernier crée à nouveau une euphorie chez les haïtiens de tout horizon.

Fin de la disette

C’est après 12 ans qu’Haïti va être représentée pour une deuxième fois, la première avec Yves Phillogène Labaze de regretter mémoire a connu un exploit et certains talents ont été détectés, tels que: Charles Hérold Junior, Fabien Vorbes, entre autres.

Aujourd’hui, c’est le tour de Kervens Jolicoeur, Carl Fred Sainté, Dany Jean et Fedler Christophe dit Bijoux, ce jeune léogânais évoluant au sein de l’Exafoot a pu décrocher un contrat stagiaire durant deux ans au sein de la formation française Strasbourgeoise en Ligue 1.

Comment Protéger ces talents?  

En se référant à la première sélection juvénile ayant participé au mondial, beaucoup d’entre eux pouvaient décrocher un contrat professionnel et s’imposaient à l’échelle internationale. Manque d’agent reconnu, leurs talents étaient bafoués.

En dépit du manque de moyens financiers qui rongent le sport haïtien, cet aspect précité constitue un frein dans l’épanouissement des jeunes à l’échelle internationale.

Comment y remédier?

Il faudrait que les hommes d’affaires et les autorités nationales s’investissent à fond dans le sport en Haïti, particulièrement le football qui représente le sport national. Ces investissements seraient tant au niveau financier qu’au niveau infrastructurel (constructions des stades et des centres de détection).

Enfin, faciliter les promoteurs ou agents des joueurs d’avoir de bon lien avec les clubs de reconnaissance mondiale.

Si nous aimerions voir ces jeunes puissent atteindre le haut niveau, il faudrait que nous changions de méthode.

 

 

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