Sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le Gouvernement a engagé une série de consultations avec des groupements et partis politiques agréés autour du processus électoral, notamment sur les difficultés techniques, les dispositions du décret électoral et les conditions nécessaires à la tenue d’élections crédibles.
Selon un communiqué publié le 31 août, ces rencontres se sont déroulées du 23 au 30 août avec plusieurs structures politiques, dont le Forum des neuf groupements, Ayiti Transfòme, LAPEH et Alliés, KAPAB, GRÂCE pour Haïti, DEBLOKE, Solèy, VIKTWA, ainsi que les partis agréés Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et Vision-Action-Réalisation (VAR).
Au cours des échanges, les représentants politiques ont notamment exprimé leurs préoccupations concernant « l’opacité entourant le déroulement du processus d’inscription des électeurs et l’absence totale de sensibilisation ». Ils ont également signalé des difficultés liées au système d’inscription en ligne des 30 000 membres, ainsi que des cas présumés de dysfonctionnement dans le traitement des cartes d’identification.
Les acteurs consultés ont par ailleurs soulevé des interrogations sur le décalage entre le calendrier électoral et certaines dispositions du décret, particulièrement celles relatives aux délais de constitution des dossiers de candidature prévus à l’article 153.
La neutralité et l’impartialité du Gouvernement dans la conduite du processus électoral figurent également parmi les préoccupations exprimées, de même que la nécessité de mettre en place un cadre sécuritaire approprié pour garantir la bonne tenue des élections.
À la suite de ces consultations, le Premier ministre a adressé une correspondance au Conseil électoral provisoire (CEP) avant de rencontrer ses membres lundi. Il leur a demandé « d’apporter les réponses appropriées aux problèmes soulevés » par les groupements et partis politiques.
Les consultations doivent se poursuivre. Le Gouvernement réaffirme que « la crédibilité des élections repose sur la transparence, l’équité, la légalité et la confiance publique », et dit vouloir poursuivre ses efforts afin que le processus électoral réponde aux exigences démocratiques et aux intérêts supérieurs de la Nation.
Mario Jean-Pierre
