Le gouvernement haïtien a déployé, le mercredi 29 avril, une mission interministérielle d’urgence dans le département du Nord, à la suite de mouvements de protestation d’habitants du Cap-Haïtien réclamant des interventions rapides de l’État face à la dégradation de plusieurs infrastructures.
Pilotée sous l’impulsion du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, cette initiative mobilise le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales ainsi que le Ministère de l’Environnement. Les autorités ont été instruites de « mutualiser leurs ressources et expertises afin d’assurer une réponse coordonnée, rapide et efficace », selon un communiqué de la Primature.
Placée sous la conduite du ministère de l’Intérieur, la mission vise à établir « un diagnostic rigoureux de la situation » en vue de définir des actions adaptées aux réalités du terrain. Parmi les priorités annoncées figurent la réhabilitation des infrastructures, le renforcement de la gouvernance locale, la gestion de la sécurité civile et la protection de l’environnement.
Cette démarche intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes dans la deuxième ville du pays, où des citoyens dénoncent depuis plusieurs semaines des conditions jugées « difficiles et dégradantes ». Le gouvernement affirme vouloir privilégier une action publique de proximité et apporter des réponses concrètes aux doléances exprimées par la population.
Mario Jean-Pierre
