Le Gouvernement a officialisé, ce mercredi 3 juin 2026, par arrêté publié au Journal officiel de la République, la nomination de Uder Antoine au poste de directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP). Cette décision administrative, prise en Conseil des ministres, intervient dans un contexte où le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé affirme vouloir accélérer le processus pour aboutir aux élections à la fin de cette année 2026.
Selon les termes de l’arrêté, la nomination vise à assurer la gestion administrative du CEP, notamment dans la perspective de l’organisation des prochaines consultations électorales. Le Directeur général est chargé de coordonner les services techniques et administratifs de l’institution, sous l’autorité du Conseil électoral provisoire, conformément aux textes en vigueur.
Toutefois, cette désignation ne fait pas l’unanimité au sein du CEP. Des conseillers électoraux estiment que le cadre nommé avait déjà été désigné par eux comme secrétaire exécutif, et voient dans l’initiative du Gouvernement une volonté de renforcer son influence sur l’appareil électoral.
Du côté de l’Exécutif, des proches du Premier ministre rejette toute accusation d’ingérence. Pour eux, cette nomination s’inscrit dans l’exercice normal des responsabilités constitutionnelles du Gouvernement, qui consistent à veiller au bon fonctionnement de l’administration publique et à garantir la protection des intérêts de l’État. Ils soulignent que la décision ne remet nullement en cause l’autonomie décisionnelle du CEP en matière électorale.
Certains observateurs appellent à relativiser la portée politique de cette nomination. Ils rappellent que les conseillers électoraux demeurent des arbitres du processus et conservent l’ensemble de leurs prérogatives en matière d’organisation et de supervision des scrutins. La fonction de Directeur général, insistent-ils, relève avant tout de la gestion administrative.
Maryne N. Louis-Jeune

