Dans sa rubrique « M ap pale kite m pale », diffusée ce lundi 12 octobre 2026, le Dr Jean Willio Patrick Chrispin exhorte la commission chargée de la régulation des prix des produits pétroliers à assumer pleinement ses responsabilités. Il plaide pour des ajustements réguliers, proportionnels aux fluctuations du marché international, afin de protéger les consommateurs et d’éviter une hausse brutale des prix à la pompe.
L’ancien secrétaire d’État à la Communication estime que l’État doit protéger tous les citoyens contre les conséquences des fluctuations du marché pétrolier. « Leta nan yon peyi dwe toujou pwoteje tout sitwayen li nan tout sikonstans », soutient-il. Il rappelle que les défaillances de l’État dans l’exercice de ses responsabilités peuvent avoir des répercussions négatives sur le fonctionnement de la société.
L’intervenant revient sur l’ancien système de subvention des produits pétroliers, qui permettait de limiter les effets des hausses des cours internationaux sur les consommateurs. Il souligne également que les ressources économisées lorsque les prix baissaient pouvaient être réorientées vers des secteurs prioritaires, notamment la santé, l’éducation et les infrastructures.
Depuis l’abandon des subventions sous le gouvernement d’Ariel Henry, les autorités ont privilégié un mécanisme d’ajustement des prix. Selon le Dr Chrispin, la commission indépendante mise en place sous le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait initialement bien commencé à remplir sa mission.
Toutefois, il déplore son silence face à la forte hausse du prix du baril de pétrole sur le marché international, alors que les prix à la pompe restent inchangés. Cette situation, estime-t-il, exerce une pression sur les importateurs et les distributeurs de carburant.
Le Dr Chrispin reconnaît que les variations des prix du carburant influencent directement le coût de la vie, notamment celui des denrées alimentaires, les coûts de construction et les activités des autres secteurs économiques. Il souligne également que l’insécurité peut accentuer les écarts de prix entre la capitale et les villes de province.
Il met néanmoins en garde contre le risque d’une augmentation brutale des prix après une longue période sans ajustement.
« Si gaz la monte sou mache entènasyonal la, ajiste l ; si l desann tou revize à la baisse », recommande-t-il. Il invite ainsi la commission à intervenir régulièrement afin de préserver un équilibre entre les intérêts de l’État, ceux des consommateurs et ceux des opérateurs pétroliers.
Frantz Jean-Louis

