Dans une intervention remarquée ce lundi 6 juillet sur les ondes de l’émission MATIN DÉBAT, Maître Annibal Coffy, figure de proue de l’Opposition Progressiste, a dressé un bilan sans concession de la situation nationale, qualifiant la gestion actuelle du pays de « chaos organisé ».
Un diagnostic sévère : l’insécurité comme outil de survie politique
Adoptant une démarche pédagogique rigoureuse, Me Coffy a articulé son intervention autour d’un constat accablant : l’incompétence notoire du pouvoir de facto.
Selon l’homme de loi, l’insécurité qui asphyxie la population n’est pas une fatalité, mais un véritable levier politique savamment utilisé par l’Exécutif pour se maintenir au pouvoir en l’absence de toute vision ou programme cohérent.
« Ce pouvoir, dépourvu de légitimité et de base légale, ne gouverne pas ; il survit au prix de la souffrance collective », a martelé l’opposant.
Il a dénoncé avec vigueur la mainmise du secteur privé sur l’appareil d’État, incarnée, selon lui, par Fils Aimé. Ce dernier est accusé d’orchestrer une gouvernance au profit d’un clan, faisant fi de la dégradation profonde de la vie politique et du désespoir des citoyens.
Vers une impasse électorale calculée
L’Opposition Progressiste pointe du doigt une manœuvre délibérée visant à empêcher le renouvellement du personnel politique. Maître Coffy a dénoncé la domestication du Conseil Électoral Provisoire (CEP), transformé en un outil docile aux ordres du pouvoir. « La crise préélectorale actuelle est provoquée de toutes pièces », a-t-il affirmé, soulignant que le décret électoral, dans sa forme présente, constitue un obstacle intentionnel visant l’exclusion.
L’Opposition Progressiste se dit toutefois prête pour des joutes électorales, à condition qu’elles soient crédibles. « Nous exigeons de véritables élections, pas une mascarade », a insisté Me Coffy, rappelant que pour les Forces Progressistes, le scrutin doit refléter la volonté souveraine du peuple et non les intérêts d’une caste.
L’appel à une alternative légitime
Le constat est sans équivoque : depuis le 7 juin dernier, Fils Aimé exerce des fonctions sans fondement juridique. Face à cette vacance de légitimité, l’Opposition Progressiste annonce la convocation imminente d’une Conférence des acteurs nationaux.L’objectif est clair : définir une alternative légitime et mettre fin à cette transition interminable par la mise en place d’unExécutif bicéphale. Maître Annibal Coffy a conclu son intervention sur une note à la fois ferme et ouverte : « Une sortie harmonieuse est envisageable pour le pouvoir de facto, à condition qu’il entende la raison.»
Toutefois, l’Opposition Progressiste prévient : si le dialogue inclusif n’est pas privilégié, elle n’hésitera pas à engager de grandes batailles aux côtés du peuple pour restaurer l’ordre démocratique et la dignité nationale.
Cette prise de parole de Maître Annibal Coffy marque une accélération dans la stratégie de l’Opposition Progressiste, qui semble désormais privilégier la mobilisation nationale face à l’impasse institutionnelle actuelle. STOP
Stevens Grégor GABRIEL, dit l’Archange.: Analyste politique
