À l’occasion du 111e anniversaire du début de l’occupation américaine d’Haïti, la Commission Jeunesse de l’Organisation Socio-Politique LAVI invite la population, particulièrement les jeunes, à tirer les leçons du passé afin de construire un avenir fondé sur la souveraineté, la responsabilité et la participation citoyenne.
Dans une déclaration publiée le 28 juillet 2026, la structure rappelle que le 28 juillet 1915 constitue « une date marquante de l’histoire nationale », en référence à l’entrée des troupes américaines sur le territoire haïtien, une période qui, selon elle, a profondément marqué les institutions, la vie politique et l’économie du pays.
Pour la Commission Jeunesse LAVI, la commémoration de cet événement ne doit pas être perçue uniquement comme un rappel des blessures du passé. Elle doit plutôt servir de « levier de transformation » pour renforcer la conscience nationale et encourager une nouvelle dynamique citoyenne.
« Nous n’étudions pas l’histoire pour vivre dans le passé, mais pour éviter de répéter ses erreurs et préparer l’avenir », souligne la déclaration, qui appelle les Haïtiens à considérer la mémoire historique comme un devoir collectif.
L’organisation dirigé par l’ancien sénateur Nenel Cassy estime également que la souveraineté d’un État dépasse la simple absence d’intervention étrangère. « La souveraineté ne se limite pas à l’absence d’intervention étrangère; elle se construit chaque jour par la bonne gouvernance, le respect de l’État de droit, la sécurité des citoyens, la justice sociale et la défense constante de l’intérêt national », affirme-t-elle.
Dans un contexte marqué par l’insécurité, l’affaiblissement des institutions et les difficultés sociales, la Commission Jeunesse LAVI considère que la jeunesse haïtienne doit jouer un rôle central dans la transformation du pays. Elle appelle les jeunes à s’investir davantage dans « la formation, le débat d’idées, la participation citoyenne et le leadership responsable ».
Selon l’organisation, aucun changement durable ne pourra être obtenu sans une implication active des citoyens. « Le changement durable ne naîtra ni de l’indifférence ni de la résignation, mais d’une jeunesse instruite, organisée et déterminée à servir la nation », soutient la déclaration.
Signée par Meschac Montinard, coordonnateur général de la Commission Jeunesse LAVI, avec l’appui de Fenel Moleron, coordonnateur adjoint, et Madiana Hilaire, secrétaire générale, la note réaffirme l’engagement de cette organisation à promouvoir une réflexion nationale autour de la souveraineté et de l’avenir d’Haïti.
Jean-Samson Étienne
