Ce mardi 28 juillet, à l’occasion du 111e anniversaire de l’entrée des troupes militaires américaines en Haïti, le Groupe de Réflexions Sociales et Politiques pour une Nouvelle Haïti (GRENOPSH) appelle les élites haïtiennes et l’ensemble de la société à un devoir de mémoire et à une réflexion sur l’avenir du pays.
Dans une note publiée à cette occasion et signée par son secrétaire général, l’ethnologue Yvon Derose, la formation politique revient sur les conséquences historiques de cette période et plaide pour un renforcement de la souveraineté nationale.
Dans cette déclaration, le GRENOPSH estime que l’occupation américaine, commencée le 28 juillet 1915, a laissé des traces profondes dans l’histoire politique, économique et culturelle d’Haïti. Le parti évoque notamment « le viol, le vol, le pillage des ressources du pays, l’ingérence, la domination », ainsi que des attaques contre certaines composantes de la culture nationale et les organisations paysannes.
« Ce malheureux événement a eu de grandes conséquences sur le plan économique, culturel, de la souveraineté nationale et de l’autodétermination du peuple », souligne la note signée par Yvon Derose.
Le GRENOPSH considère que la situation actuelle du pays exige également une remise en question collective. Selon cette structure politique, les décisions liées à la gestion nationale doivent davantage répondre aux intérêts du peuple haïtien et non aux influences extérieures.
« Les moindres décisions, des plus simples aux plus importantes, concernant la gestion du pays doivent trouver l’aval des autorités américaines au détriment de l’intérêt national », déplore le secrétaire général du parti.
Dans son message, le GRENOPSH interpelle particulièrement les élites haïtiennes sur leur responsabilité historique dans la transformation de la société. Le parti les invite à jouer un rôle moteur dans la recherche de solutions face aux difficultés qui affectent la population.
À travers plusieurs interrogations : « Que faisons-nous des sacrifices consentis par nos valeureux ancêtres ? », « Où est passé notre orgueil national ? »… le parti appelle à une réflexion sur la souveraineté, la justice sociale et les inégalités économiques.
Le GRENOPSH affirme enfin qu’il est temps d’œuvrer pour « récupérer notre souveraineté nationale », sortir de la dépendance excessive envers l’étranger et promouvoir un développement national fondé sur la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie de la population.
En guise de conclusion, le GRENOPSH estime que le devoir de mémoire doit servir de base à une nouvelle prise de conscience nationale. Le parti appelle les acteurs de la vie publique à tirer les leçons de l’histoire afin de bâtir une société plus souveraine, plus juste et plus responsable. Pour le secrétaire général Yvon Derose, la reconstruction d’Haïti passe par un engagement collectif en faveur du développement, de la justice sociale et du renforcement des institutions.
Le GRENOPSH invite ainsi les générations actuelles à défendre les intérêts du pays et à œuvrer pour une véritable autonomie nationale, dans le respect de la dignité du peuple haïtien.
Mario Jean-Pierre
