Ce samedi 10 octobre 2026 marque le cinquième anniversaire du Groupe de réflexions sociales et politiques pour une Haïti (GRENOPSH) dans un contexte de crise multidimensionnelle. À cette occasion, le parti critique la gouvernance du pays, exprime ses réserves sur les conditions envisagées pour les prochaines élections et plaide en faveur d’un consensus entre les forces vives de la nation.
Dans une déclaration publiée pour ses cinq années d’existence, le GRENOPSH souligne qu’il ne peut célébrer cet anniversaire avec l’ampleur souhaitée, compte tenu de la situation nationale. Le parti estime toutefois nécessaire de réaffirmer ses positions sur des questions essentielles, notamment le processus électoral et la gouvernance.
Selon l’organisation politique, Haïti traverse une période marquée par l’affaiblissement des institutions publiques et la persistance des violences depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Le parti considère que les élections constituent une voie importante pour rétablir l’ordre démocratique, mais exprime des réserves sur les conditions de leur organisation.
Les engagements du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé en faveur d’élections transparentes et inclusives restent, selon le GRENOPSH, « trompe-l’œil ». L’organisation estime que le processus envisagé par le gouvernement et l’organisme électoral pourrait provoquer une nouvelle crise s’il ne repose pas sur des conditions acceptables.
Membre fondateur du regroupement politique MYEL, le parti appelle à des élections crédibles pour favoriser le rétablissement de l’État de droit, la relance économique et la lutte contre la corruption, l’impunité et l’exclusion sociale.
Enfin, le GRENOPSH estime nécessaire de rechercher un consensus politique et préconise la mise en place d’un « pouvoir bicéphale », dans lequel un président de la République et un Premier ministre assumeraient conjointement la direction du pays.
Frantz Jean-Louis
