Les avocats de l’ancien député de Kenscoff demandent au Secrétaire général des Nations Unies de faire réexaminer les informations le concernant dans le rapport S/2026/714 du Groupe d’experts sur Haïti. Ils réclament notamment la rectification de certaines informations et le retrait des passages contestés si les accusations ne sont pas étayées par des éléments probants.
Les avocats Me Sonet Saint-Louis et Me Guérilus Fanfan prennent la défense de l’ancien député de Kenscoff, Alfredo Junior Antoine, après sa mise en cause dans le rapport S/2026/714 du Groupe d’experts des Nations Unies sur Haïti. Dans une correspondance datée du 8 octobre 2026 et adressée au Secrétaire général de l’ONU, ils dénoncent des allégations que leur client juge infondées et sollicitent un réexamen des informations publiées à son sujet.
Dans cette démarche, les conseils des avocats de l’ancien député contestent notamment toute association de leur client aux activités criminelles et aux violences ayant fait plus d’une centaine de victimes dans la commune de Kenscoff, selon les termes de la lettre. L’ancien parlementaire « rejette catégoriquement et sans la moindre équivoque ces imputations », qu’il estime préjudiciables à son honneur, à sa réputation et à ses droits fondamentaux.
Tout en reconnaissant l’importance de l’engagement des Nations Unies dans la lutte contre l’insécurité en Haïti, les avocats insistent sur la nécessité de vérifier rigoureusement les informations mettant en cause des personnes dans des faits d’une telle gravité. Ils demandent que leur client puisse connaître les éléments retenus contre lui et présenter ses observations.
La correspondance apporte également une précision sur l’interpellation de l’ancien député par la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ). Selon ses avocats, celle-ci a eu lieu en avril 2025, contrairement à la date de mars 2025 qu’ils attribuent au rapport. Ils affirment qu’après avoir été conduit au parquet de Port-au-Prince, Alfredo Junior Antoine a été libéré et qu’aucune poursuite n’a été engagée contre lui sur la base des faits allégués.
Les conseils soulèvent ainsi des interrogations sur l’utilisation de cette procédure pour appuyer des accusations de liens avec une organisation criminelle armée. Ils évoquent également les travaux du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), affirmant que, selon les informations dont dispose leur client, les rapports de cet organisme ne font état d’aucun lien entre lui et les événements de Kenscoff.
Dans leur requête, Me Sonet Saint-Louis et Me Guérilus Fanfan sollicitent la transmission de la contestation au Groupe d’experts, la rectification des informations matériellement inexactes et, faute de preuves suffisantes, le retrait des passages concernés.
L’ancien député affirme enfin que ses prises de position politiques et son engagement en faveur de la vérité sur l’assassinat du président Jovenel Moïse ne sauraient être assimilés à une quelconque complicité criminelle.
À ce stade, les éléments présentés dans la correspondance reflètent la position d’Alfredo Junior Antoine et de ses avocats. Leur démarche vise à obtenir un examen officiel des accusations et une éventuelle rectification du rapport des Nations Unies.
Frantz Jean-Louis

