L’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly a officiellement franchi une nouvelle étape dans ses ambitions politiques. Le vendredi 16 octobre 2026, il s’est inscrit sur la plateforme électronique du Conseil électoral provisoire (CEP) en vue de la prochaine élection présidentielle, sous la bannière de la plateforme politique Debloke.
Après plusieurs spéculations sur ses intentions, l’ancien chef de l’État choisit ainsi de se positionner dans la course à la magistrature suprême. Pour l’instant, il n’a pas publiquement pris la parole pour répondre aux différentes interrogations suscitées par sa démarche, préférant garder le silence alors que son inscription anime déjà le débat politique.
Pour ses partisans, son retour sur la scène électorale représente une occasion de redémarrer le pays paralysé notamment par la crise sécuritaire. Certains mettent notamment en avant les initiatives prises durant son quinquennat dans les domaines du tourisme, de la sécurité et de l’investissement, qu’ils considèrent comme des points de réussite de son bilan.
D’autres voix, en revanche, attirent l’attention sur les sanctions internationales dont l’ancien président fait l’objet, notamment de la part des États-Unis et du Canada. Ces mesures alimentent les discussions sur les implications éventuelles de sa participation au scrutin.
La question de son éligibilité devra toutefois être appréciée au regard des dispositions légales applicables en Haïti. L’inscription sur la plateforme électronique constitue une étape du processus électoral, sans préjuger de la décision finale du CEP concernant la validation du dossier.
En choisissant Debloke pour porter ses ambitions présidentielles, Michel Martelly remet son nom au centre de la compétition politique. Reste à savoir quelle place sa candidature occupera dans le processus électoral et comment elle sera accueillie par un électorat confronté à des attentes considérables en matière de sécurité, de stabilité et de relance économique.
Frantz Jean-Louis

