Le gouvernement entend accélérer la lutte contre l’insécurité. Ce mercredi 1er avril, le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a présidé une réunion stratégique élargie du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) à la Primature, réunissant les principales autorités sécuritaires du pays.
Selon un communiqué officiel, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique visant à « intensifier la riposte contre les groupes armés » qui continuent de perturber plusieurs régions. L’exécutif affirme que « la détermination du gouvernement est totale : rétablir l’ordre républicain, protéger la population et reprendre le contrôle du territoire national ».
Dans cette perspective, les autorités annoncent l’arrivée prochaine du représentant spécial de la Force de répression des gangs (GSF), Jack Christofides, accompagné d’une équipe avancée comprenant notamment des contingents tchadiens. Cette présence marque, selon le gouvernement, « le début du déploiement élargi de cette mission multinationale ».
Autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies, cette force internationale est appelée à appuyer les institutions nationales dans des opérations ciblées. Elle devra notamment contribuer à « la sécurisation des axes stratégiques et des infrastructures essentielles » ainsi qu’à « la protection des populations civiles, dans le respect des droits de l’homme ».
Le dispositif repose sur une collaboration étroite avec la Police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti, avec l’appui de partenaires internationaux. À terme, plusieurs milliers de personnels devraient être déployés pour renforcer les capacités de réponse de l’État.
Par ailleurs, le gouvernement a exprimé ses condoléances aux populations de l’Artibonite, notamment à Jean-Denis, « durement éprouvées par les violences des gangs », assurant que « les auteurs seront activement poursuivis et traqués jusqu’à leur neutralisation ».
Mario Jean-Pierre

