Après l’attaque meurtrière perpétrée à Kenscoff, le Gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé affiche sa détermination à reprendre le contrôle de la situation et à empêcher l’installation durable des groupes armés dans cette commune.
Dans un communiqué publié ce lundi 24 août 2026, l’Exécutif dit d’abord partager la douleur des familles endeuillées et exprime sa « profonde compassion » aux victimes de cette « odieuse agression criminelle ». Un message de solidarité qui accompagne toutefois une réponse résolument axée sur l’autorité de l’État.
Sous l’autorité du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, le Gouvernement affirme avoir placé « toutes les forces de sécurité » en état d’alerte maximale. Des renforts auraient également été déployés sur le terrain, avec des instructions présentées comme sans ambiguïté : « protéger, sécuriser, intervenir ».
L’exécutif entend ainsi rétablir son autorité dans la zone de Kenscoff. « L’autorité du Gouvernement sera rétablie, sans faiblesse et sans délai, sur l’ensemble du territoire de Kenscoff », affirme le communiqué.
Face aux groupes armés, le ton se veut particulièrement ferme. Le Gouvernement assure qu’« aucun groupe armé ne prospérera en Haïti » et prévient les criminels qu’ils n’obtiendront « ni trêve, ni refuge, ni impunité ». Les forces de sécurité ont reçu pour mission de « les poursuivre, de les neutraliser et de les mettre hors d’état de nuire ».
Au-delà de l’opération sécuritaire, l’Exécutif cherche également à rassurer une population éprouvée par la violence. « Le Gouvernement est debout. Il ne se retire pas, il ne transige pas, il ne recule pas », martèle le communiqué.
En conclusion, le pouvoir adresse un message à Kenscoff et au reste du pays : « Kenscoff ne sera pas abandonnée. Haïti ne sera pas livrée aux bandits. La République vaincra. »
Mario Jean-Pierre

