Le renforcement du partenariat entre Haïti et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) était au centre d’une rencontre entre la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, et le représentant de l’organisation en Haïti, Eric Voli Bi, jeudi 29 octobre 2026. Les échanges ont notamment porté sur l’éducation, la culture, les sciences et les perspectives liées à l’intelligence artificielle.
Au cours de cette séance de travail, la ministre a insisté sur la nécessité de rendre la coopération plus cohérente et d’en améliorer les mécanismes de suivi. Elle a notamment proposé la création d’un tableau de bord consolidé et régulièrement actualisé afin de mieux coordonner les projets et d’évaluer leurs retombées.
La situation du système éducatif haïtien a également retenu l’attention des deux responsables. Les fermetures et destructions d’établissements scolaires provoquées par l’insécurité, ainsi que les déplacements de populations, compromettent la continuité de l’enseignement. Face à cette réalité, Sandra Paulemon a souligné l’urgence de mettre en place des dispositifs capables de protéger les infrastructures scolaires et de garantir l’accès à l’éducation.
La ministre souhaite également que les interventions de l’UNESCO s’inscrivent davantage dans les priorités du Programme national de stabilisation et de relance économique, sociale et territoriale (PNSREST 2026-2030). Elle a notamment évoqué le potentiel de la culture comme levier de création d’emplois et de revenus, particulièrement pour les femmes et les jeunes.
De son côté, Eric Voli Bi a réaffirmé la disponibilité de l’UNESCO à accompagner Haïti. Il a notamment évoqué une éventuelle étude sur le niveau de préparation du pays à l’intelligence artificielle, en mettant l’accent sur les enjeux éthiques et la protection des données. Le renforcement des compétences des cadres publics et la diffusion des kits de micro-science dans les écoles figurent également parmi les pistes abordées.
Les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions autour des projets prévus pour l’exercice fiscal 2026-2027. L’enjeu sera désormais de traduire ces perspectives de coopération en interventions concrètes, dans un pays où les besoins éducatifs, sociaux et institutionnels demeurent considérables.
Frantz Jean-Louis
