Le Gouvernement haïtien dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé accueille favorablement le vote intervenu mardi à la Chambre des représentants des États-Unis en faveur du renouvellement de la loi HOPE/HELP, après son adoption par le Sénat américain au mois d’août. Le texte doit désormais être transmis au président Donald Trump pour signature.
Adopté pour une période de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2028, ce renouvellement est présenté par les autorités haïtiennes comme une étape importante pour l’économie nationale. La législation commerciale américaine permet notamment de soutenir les exportations haïtiennes vers les États-Unis et constitue un mécanisme particulièrement important pour le secteur textile et de l’habillement.
« Le maintien de HOPE/HELP constitue un levier important pour la préservation des emplois, le soutien aux exportations haïtiennes, l’investissement et la consolidation du secteur industriel », souligne le Gouvernement dans son communiqué publié mardi.
Selon les autorités, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à travers le ministère du Commerce et de l’Industrie, a poursuivi les démarches auprès des autorités américaines et des différents partenaires concernés afin de défendre les intérêts économiques d’Haïti.
Le Gouvernement considère ce vote comme un signal positif dans un contexte économique et social particulièrement difficile. « Cette avancée constitue un signal de confiance et d’espoir pour les travailleurs, les entrepreneurs et l’ensemble de la population haïtienne », affirme-t-il.
L’exécutif estime que le renouvellement du dispositif pourrait contribuer à préserver des emplois et à favoriser de nouveaux investissements, notamment dans l’industrie manufacturière.
En attendant la signature présidentielle américaine, dernière étape avant l’entrée en vigueur du texte conformément à la procédure législative des États-Unis, le gouvernement assure vouloir poursuivre le dialogue avec ses partenaires internationaux.
La Primature réaffirme ainsi sa volonté de « mobiliser les leviers nécessaires à la consolidation de l’économie nationale, à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie de la population ».
Maryne N. Louis-Jeune
