Le Parti d’alliance de Prospérité et d’Intégrité (P.A.P.I) hausse le ton après l’attaque meurtrière perpétrée à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août 2026. Dans une correspondance adressée notamment au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, aux ministres chargés de la sécurité et au directeur général de la Police nationale d’Haïti, le parti dénonce un « crime de masse commis dans l’impunité la plus totale, sous les yeux d’un État absent ».
Selon cette correspondance signée par plusieurs cadres de la structure politique dont son coordonnateur général Himler François, des hommes armés attribués à la coalition criminelle « Viv Ansanm » auraient exécuté des dizaines de personnes, incendié des résidences et des véhicules, attaqué un poste de police et une église accueillant des déplacés, avant d’enlever plus d’une cinquantaine de personnes.
Face à cette situation, la formation politique réclame le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du ministre de la Défense Mario Andrésol, du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales Paul Antoine Bien-Aimé, du ministre de la Justice et de la Sécurité publique Patrick Pélissier ainsi que du directeur général de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison.
« Cette inaction n’est plus de l’incompétence : c’est une abdication », soutient le P.A.P.I, qui reproche aux autorités leur incapacité à empêcher la répétition des attaques contre Kenscoff.
Le parti rappelle que la commune aurait déjà été ciblée à plusieurs reprises depuis janvier 2025, puis en juillet 2026. Il estime que « ce schéma répété n’est plus tolérable et ne relève plus du hasard ».
Le P.A.P.I appelle par ailleurs la société civile, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à soutenir sa demande. « Nous ne demandons pas une réforme cosmétique ni de nouvelles promesses : nous exigeons leur départ immédiat », affirme le parti.
En conclusion, les signataires demandent une réponse « claire, publique et sans délai », estimant que le silence des autorités ne ferait que confirmer « l’abandon pur et simple » du droit des citoyens à vivre.
Frantz Jean-Louis
