Le Médiateur

Mémoire d’une jeunesse violée par des rêves truqués

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À cet avenir inerte et incertain, nous sommes parvenus à découvrir le point de  désencastrement de fuite de rêves; des rêves qu’on a trop longtemps enchéris dans nos pensées pour en devenir de vagues cauchemars.

Tout le reste étant oublié, il ne reste que le pan d’un grand désastre .
On essaie par hasard de ramollir une histoire mésestimée, mais le temps nous rattrape et appauvrit notre adresse inexacte.

Ainsi, le temps se coule et le présent fait place au futur inopportun qui démange une éventuelle jeunesse.

La jeunesse haïtienne est absente, voire inexistante; elle ne participe à rien de ce qui s’exprime, s’affirme, se libère dans  son  pays en silence. Au contraire, elle est devenue une source de richesse pour ces voraces qui créent des programmes bidons pour assouvir leurs poches. Ils l’avilissent, la salissent sans gêne. Ils s’empiffrent de la crasse de la débauche et de la malversation sans avoir honte de leur identité.

Elle est cette fleur de sang qui défraîchit et papillonne dans l’air sombre de la déchéance sans repaire. Elle dévale le mont du mépris en périssant sur le sol, sur la mer, sur la terre étrangère; d’où son unique recours n’est nulle part.

La jeunesse n’a plus cette passion de se battre pour la liberté sinon que ses essais sont affaiblis au premier clin d’œil.

La jeunesse vit dans l’ombre de ses turpitudes où l’adolescent se noie dans son vomi, trop perdu dans l’alcool et la jeune fille se donne à l’exploitation en ignorant le demain.

Au bout du petit matin jusqu’à à la tombée de la nuit, la jeunesse s’expose au-delà des lèpres de la corruption, de peur Tapie dans les couloirs de son déshonneur traînant une réalité sanglante.

Le joug de l’esclavage le bât à plein fou, elle replie sur elle même avec des blessures étouffées.

À la mémoire de cette  jeune fille inconsciente, battue jusqu’à l’évanouissement, jonchée par le sang de sa pudeur.

Elle ne prononce pas un mot alors que la pureté de son âme est souillée par le regard froid de son prédateur.

À la mémoire de ces jeunes qui quémandent un meilleur avenir avec un diplôme en main, des jeunes qui sommeillent sur des rêves truqués par des ravisseurs extradés.

En effet, cette jeunesse ne ressent que le mépris sur les dirigeants de son pays. Elle a l’impression d’avoir été violée plusieurs fois dans son esprit à chaque fois qu’elle refoule la rage de son divertissement.

Au cri de désarroi de ses rêves truqués, la jeunesse s’enfonce au fond d’un pays troublant.

La pression atmosphérique ou plutôt l’historique agrandit démesurément les maux de notre désespoir.

Nous sommes le résultat de notre histoire. La jeunesse n’a plus sa place.
Sur chaque visage teinté de peur se lit le tourment.

À la mémoire de cette jeunesse qui remonte la pente de l’incertitude.

 

Lamaria

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